Communiqué de La fédération SOLIDAIRES SUD EMPLOI :

Paris le 04 décembre 2017
Quand le ministère du travail ressuscite le délit d’opinion.
Pour avoir dénoncé la politique de suppressions de postes au sein du ministère du travail dans le cadre d’une expression syndicale, une collègue, Inspectrice du travail, vient de se voir suspendre de ses fonctions par le Directeur des ressources humaines du ministère du travail. Dans l’attente d’une commission disciplinaire convoquée pour le 14 décembre, cette mise à pied à titre conservatoire est une décision lourde qui sous-entend une faute grave.

Les ministères publics deviendraient-ils des zones de non-droit ?
En téléguidant cette procédure attentatoire au droit syndical et aux libertés publiques, au cœur même d’une institution sensée protéger les salariés, le pouvoir en place veut remplacer la gouvernance actuelle par le règne des DRH et autres petits chefs, adeptent de ce néo-management décrié partout qui leur permet de remplacer la loi, la constitution, le droit international par l’arbitraire le plus absolu.
A l’heure des réformes successives du droit du travail, des services du ministère du travail en particulier et de ceux de l’Etat en général, la suspension de notre collègue n’est pas un cas anecdotique. Il s’agit là de menaces explicites à l’encontre des agents des services publics, de l’ensemble des salariés et de leurs organisations syndicales, bafoués ainsi dans leur liberté d’expression la plus élémentaire.
Pour mémoire l’article Art. 10 de la déclaration des droits de l’homme mentionne que : «  Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, […], pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi. »
Solidaires SUD EMPLOI assure notre camarade de son plein soutien et appelle à résister à cette forme insidieuse d’oppression pour défendre les libertés fondamentales dans les établissements publics et les entreprises, notamment la liberté d’expression syndicale.
C’EST POURQUOI NOUS SOUTENONS L’EXIGENCE D’UN ARRÊT IMMÉDIAT DES POURSUITES DISCIPLINAIRES DILIGENTEES A L’ENCONTRE DE NOTRE COLLÈGUE,
ET SA REINTEGRATION DANS SON SERVICE ET DANS SES DROITS.
Nous demandons le retrait de toutes sanctions et l’arrêt de toutes les procédures engagées à la suite de l’exercice de la liberté d’expression et de la liberté syndicale.
Solidaires SUD Emploi appelle l’ensemble des agents de Pôle Emploi soucieux des libertés publiques, à
Signer la pétition 
Rassemblement le Jeudi 14 décembre à Paris
14h devant la DRH du ministère du Travail,
14 avenue Duquesne, métro Ecole Militaire.

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